Madame, Monsieur,
Je suis à la recherche d’un stage. Oups, mauvais destinataire ! Les examens s’enchaînent, le prix des billets de train augmente… Heureusement que les événements étudiants, l’arrivée d’arbres sur le parvis, et la Pop’Letter, égayent le quotidien. Au programme : une décision controversée au Royaume-Uni et une recommandation de film pour Noël.
Accompagner jusqu’au dernier souffle

Le 29 novembre 2024 correspond au jour de l’adoption d’un projet de loi pour la légalisation du suicide assisté, par l’Angleterre et le Pays de Galles. Une décision marquante, prise au terme d’un débat transpartisan où le choix de chaque député britannique, ne repose pas sur de simples arguments. En réalité, chaque politique s’est retrouvée face à lui-même, à ses convictions, et à sa propre vision de la société de demain.
Ce sujet n’apparaît pas dans les médias depuis seulement cette année. L’Europe se pose des questions sur l’accélération du processus de décès des patients depuis plusieurs décennies. Cette fois, ce regain d’intérêt ne remet pas l’aide médicale à mourir sous le tapis.
Chez le Premier Ministre Keir Starmer, les avis sur ce processus médical restent tout de même serrés. La majorité l’emporte à 330 votes contre 275 pour ses détracteurs. Certains médias conservateurs tels que The Spectator se plaignent de la durée des échanges, jugée trop courte, et empêchant d’étaler un argumentaire complet susceptible de changer les points de vue des individus en faveur de la nouvelle législation.
Si plusieurs facteurs entrent en jeu, ils proviennent davantage de conflits intérieurs et de paradoxes qu’impliquent la légalisation de l’euthanasie. Dans des sociétés où l’individualisme gagne du terrain, les populations cherchent à s’émanciper. Pour y parvenir, les citoyens souhaitent posséder davantage d’autonomie, de liberté et de dignité. Tandis qu’une partie des individus trouvent leur compte dans le fait de reprendre le contrôle sur la fin de leur vie, d’autres défendent l’idée d’un caractère immoral inhérent à la volonté d’arrêter un processus naturel.
Entrent aussi en jeu des croyances religieuses, des expériences personnelles, et des craintes ou des réconforts vis-à-vis du cadre d’une aide fournie aux personnes souffrantes auxquelles il ne reste plus que six mois à vivre au maximum.
Pour disposer davantage de clés de réflexion sur ce sujet d’actualité, les écrits de l’auteur Pascal Hintermeyer peuvent s’avérer utiles !
Dans la semaine…
Lundi –
Il vous arrive peut-être de vous questionner sur l’avenir et le progrès, allongé sur le dos, le regard tourné vers le plafond. Aux Tribunes de la Presse de Bordeaux, des experts lancent des discussions autour de ces sujets. Vous trouverez ici les principales pistes explorées.
Mardi –
Difficile de passer une semaine sans que Trump ne fasse encore des siennes. Grâce au président à la casquette rouge, le multimilliardaire Elon Musk se hisse au rang de ministre du “Department of Government Efficiency”. Kezako ? Réponse juste ici !
Dans le contexte de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, Gisèle Pélicot parvient enfin à voir le bout du tunnel. Source d’un effroi international, l’affaire des viols de Mazan voit son procès devenir un véritable symbole. Pour un décryptage de la situation, c’est par là.
Mercredi –
Bakou n’est pas qu’un grand prix de formule 1. Il s’agit aussi de la capitale azerbaïdjanaise, chargée d’accueillir une COP29 à nouveau décevante pour les pays en développement. Les illusions perdues des états de l’hémisphère-sud sont listées juste là.
Chez nos voisins d’outre-Rhin, un homme politique panique tout autant que Michel Barnier en France. Depuis la scission de la coalition de gauche, et la chute de l’économie nationale, Olaf Scholz part en mission second mandat. Affaire à suivre…
Jeudi –
Défilés de tracteurs, dépôts de déchets agricoles, blocage d’axes routiers… Les agriculteurs ne manquent pas d’idées pour exprimer leur colère face à l’accord entre l’Union européenne et le Mercosur. Venez découvrir les origines du feu qui brûle aux quatre coins de l’Hexagone par ici.
Vendredi –
La fin de l’année arrive, et avec elle, les classements des artistes que vous avez le plus écoutés. Si le rappeur Nelick avec son album Mon coeur bat n’en fait pas partie, le poulpe vous invite vivement à remédier à cela au plus vite, en un seul clic !
Samedi –
Pour la première fois depuis deux ans en Moto GP, l’hymne italien n’est joué que pour célébrer la deuxième place du championnat. Le pilote espagnol Jorge Martin remporte son duel face au redoutable Francesco Bagnaia. Récapitulatif d’une saison pour le moins intense.
Dur dur de vivre en outre-Atlantique en tant que femme, ou que membre de la communauté LGBTQIA+. En attente de son investiture, le chef d’État républicain prépare le terrain pour installer sa politique d’intolérance. Idéologie présentée juste ici.
Dimanche –
Ne lisez plus le Larousse et le Robert ! Le poulpe propose une alternative plus gaie : un dictionnaire toujours plus farfelu au fil des semaines, signé cette fois par les génies Paul-Antoine et Théolynne. Le Dico’Pop, c’est par là !
Un coup de nos 3 cœurs

Dans quelques semaines, la plupart d’entre vous profitera des fêtes en famille sur un canapé, chocolat chaud dans les mains, plaid de la tête aux pieds. Si les idées de films à regarder susceptibles de plaire aux petits comme aux grands vous manquent, opter pour Super 8 peut vous sauver la mise. Sorti en salles en 2011, ce produit du travail du réalisateur J.J. Abrams, et du co-réalisateur Steven Spielberg, garde les spectateurs de tout âge en haleine. Pour parvenir à produire cet effet, il suffit d’associer quelques éléments clés.
Premier ingrédient : un scénario intergénérationnel. Les personnages principaux sont des adolescents à l’ère des années 1970. Tous mènent une vie en apparence paisible dans la petite ville de Lilian, dans l’Ohio. Très vite, une dynamique à la Stranger Things se met en place avec cette bande d’amis, prête à braver l’autorité pour mener à bien un projet de film. Une mise en abyme qui tire son inspiration de l’enfance des deux hommes derrière la caméra, familiers des appareils Super 8 utilisés à cette époque par de nombreux cinéastes en herbe.
Bien que tout pousse à soutenir les lycéens dans leur entreprise, il reste impossible de ne pas s’attacher au développement complexe des adultes marqués par le travail, le deuil et une parentalité difficile à vivre. Plus tard, le tournage des amateurs vire soudain au cauchemar, et plonge le récit dans une autre dimension où action et science-fiction s’entremêlent pour le plus grand plaisir du public.
Second ingrédient : une équipe technique de choc. Steven Spielberg et Jeffrey Jacob Abrams représentent, à eux deux, des figures hollywoodiennes emblématiques. Le premier n’est plus à présenter. Membre de la deuxième vague du Nouvel Hollywood des années 1980, Spielberg met tout le monde d’accord. Son nom évoque un long-métrage en particulier dans tous les esprits de toutes les générations, des Dents de la Mer (1975), à Ready Player One (2018), en passant par Jurassic Park (1993) et la saga Indiana Jones (1984). J.J. Abrams, derrière Mission Impossible III (2006), Star Trek (2009) et les sequels de Star Wars, n’a pas à rougir face à son confrère. Grâce à leur expertise, chaque plan transpire la chaleur humaine, force l’empathie, et émeut les cinéphiles les plus sensibles.
Troisième ingrédient : une musique capable de donner des frissons sur le temps long. Plusieurs années après son visionnage, un film ne laisse plus beaucoup de traces dans la mémoire. Seules la bande originale et les chansons associées ne s’oublient pas avec tant de rapidité. Le compositeur multi-primé Michael Giacchino est déjà parvenu à rentrer dans votre tête sans que vous le sachiez. Les Indestructibles (2004), Là-haut (2009), Star Trek (2009), Vice Versa (2015), The Batman (2022)… Les studios Pixar lui doivent une fière chandelle ! S’ajoute à son talent des hits tels que “My Sharona” de The Knack, efficaces pour faire bouger bébés et grands-parents !
Succombez au charme de cette histoire aussi qualitative sur papier qu’à l’écran.
Inès Mbemba Kabuiku
Crédits photos : Flickr – Miguel Mendez ; Affiche promotionnelle
Étudiante en Information communication / Anglais sensible aux arts, aux langues et à la géopolitique. Séduite par le journalisme, j’écris pour que chaque jour le monde nous révèle un peu plus ses secrets…