Slow Horses : quand les ratés sauvent le MI5

Slow Horses : quand les ratés sauvent le MI5

Des espions ratés, un chef crasseux et un immeuble miteux : la série Slow Horses a terminé sa sixième saison sur Apple TV. Pas encore vue ? Il est temps de s’y mettre. 

Inspirée des romans de Mick Herron, Slow Horses met en scène des agents du MI5 ayant commis une faute et relégués à « Slough House », un immeuble en mauvais état où ils s’occupent de tâches ennuyeuses. On les surnomme les « slow horses », les chevaux lents. Jackson Lamb, interprété par Gary Oldman, et son équipe d’agents ratés se retrouvent mêlés à des affaires sombres, bien plus dangereuses que ce qu’on leur confie d’habitude. Entre humour britannique, action et suspense, cette série d’espionnage brise les codes du genre.

Et ça fonctionne. De nombreuses fois nommée dans différentes catégories de divers concours, la série remporte quelques prix, dont celui de la meilleure réalisation pour une série dramatique aux Emmy Awards, ou encore celui de la performance de l’année aux Rose d’Or en 2024, remporté par Gary Oldman. La saison 6 a aussi été très bien accueillie par la presse, qui la place parmi les meilleures séries de l’année.

Des héros pas comme les autres

Dans les séries d’espionnage, on a l’habitude de voir des agents élégants, forts et toujours sûrs d’eux. Ici, c’est tout le contraire. Les agents de Slough House sont ratés, aigris et souvent maladroits, et c’est ce qui les rend attachants. À leur tête, Jackson Lamb : négligé, cynique et grossier, mais redoutable dès qu’il s’agit de comprendre ce qui se trame. À côté de lui, River Cartwright, joué par Jack Lowden, court beaucoup, se fait frapper encore plus, et reste pourtant debout.

Pas de casinos ni de voitures de luxe non plus : les bureaux sont sales, la paperasse s’accumule et les services du MI5 se disputent pour un rien. L’humour est noir, parfois cru, et il côtoie la violence sans prévenir. Surtout, la série ne protège pas ses personnages. Aucun n’est sûr de s’en sortir, ce qui rend chaque épisode vraiment tendu.

Une série qui ne ralentit pas

Cette saison, la série a dû relever un défi : elle a changé de showrunner et a condensé deux romans de Mick Herron en seulement six épisodes. Pourtant, les critiques estiment que la qualité n’a pas baissé. Et ce n’est pas fini, puisque les auteurs ont encore de la matière : les livres sont déjà nombreux et de nouvelles saisons sont annoncées, jusqu’à une huitième.

Entre humour noir, suspense et personnages ratés, Slow Horses n’a rien d’une série d’espionnage classique, et c’est ce qui fait sa force. Même après six saisons, elle reste tendue et drôle, sans jamais s’essouffler. Si vous cherchez une série à regarder en ce moment, c’est le bon moment pour s’y mettre. 

@wikimedicommons

Alima Tixier



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