Scandale, bad buzz et mensonge : l’affaire de Maddy Burciaga

Scandale, bad buzz et mensonge : l’affaire de Maddy Burciaga

Si vous êtes présent sur les réseaux sociaux, notamment instagram, vous avez sûrement dû entendre parler du véritable bad buzz qui touche l’instagrameuse, Maddy Burciaga. Cette jeune femme de 27 ans suivie par plus de 2 millions de personnes a passé une très mauvaise semaine niveau business… Aïe. A trop jouer avec le feu, on finit par se brûler les ailes…

Gare aux faux partenariats…

Hugo Clément, journaliste engagé, a récemment accusé l’influenceuse Maddy Burciaga de faux partenariats et de publicités mensongères. Cette dernière, à la tête de sa marque de cosmétiques (mlipscosmetics), proposait sur son site un code promo (« bardot50 ») faisant bénéficier d’une réduction. Elle se serait servie de l’image de la fondation Brigitte Bardot (FBB) en prétendant lui reverser 25 % des bénéfices. Et le petit détail supplémentaire, Maddy posait en vitrine de son site, avec un lionceau captif en mentionnant une collaboration avec la FBB. Une image aux antipodes des valeurs de l’association laissant le doute planer sur la légitimité de la jeune entrepreneuse. Une opération marketing par la suite remise en cause par la FBB.

Aberration, scandale et mensonge

Le 3 novembre dernier, l’association affirme dans un communiqué « n’avoir jamais autorisé une telle exploitation de son nom et de sa réputation » et n’a jamais été « sollicitée, ni rémunérée ». Elle l’accuse d’avoir entrepris une opération commerciale sans autorisation pour vendre ses cosmétiques. Des accusations lourdes de conséquences pour Maddy.

Face à la polémique et à l’ampleur du bad buzz, elle s’est défendue dans une story Instagram le 4 novembre dernier. Elle avoue n’avoir signé aucun contrat avec la FBB, mais se justifie : « J’ai cru pouvoir leur verser cet argent via leur site internet sans mettre en place de procédure écrite particulière » (propos recueilli dans TV mag) et admet que cette photo n’était pas « appropriée ». Elle assure même avoir « reversé une partie des bénéfices » avant que l’histoire ne fasse scandale. La Fondation, qui lutte contre la maltraitance des animaux, dénonce des « allégations mensongères » et a par la suite envoyé une mise en demeure par lettre recommandée le 29 octobre dernier « pour lui demander de supprimer toute référence à l’association ».

Des zones d’ombre

Il s’avère que Maddy Burciaga n’est pas véritablement transparente avec sa communauté et l’opinion publique. En effet, le virement d’un montant de 200 euros a été reversé, dans l’urgence, à la FBB seulement 6 jours après sa mise en demeure, soit le 3 novembre.

Si c’est aux consommateurs de juger l’honnêteté et la transparence de l’influenceuse, la justice réserve des sanctions aux propagateurs de publicités mensongères. Un point sur la loi.

Face à l’influence des réseaux sociaux dans la consommation, les démarches de marketing d’influence fleurissent. Quelles règles judiciaires encadrent ces nouvelles pratiques ?

Naturellement, l’influenceur se doit d’être transparent, honnête et loyal envers sa communauté. Auquel cas, le risque est de subir un « Bad buzz » qui impactera sa réputation. Aujourd’hui, une mauvaise publicité est très vite arrivée et la popularité peut se déconstruire très rapidement…

Dans le contexte judiciaire, la loi interdit « toute publicité qui repose sur des allégations, indications fausses ou de nature à induire en erreur son public » (article L121-1 du code de la consommation). La publicité mensongère est une infraction sanctionnée pénalement. La tromperie peut porter sur des informations fausses, mais aussi sur des formules pouvant influencer le comportement économique du consommateur.

Le sort de Maddy n’est pas encore scellé, va-t-elle devoir payer une lourde amende, va-t-elle s’en sortir sans trop de conséquences ? Nous le saurons sûrement dans les semaines qui suivent.

Qui est cette jeune femme qui fait l’actualité ?

Maddy Burciaga est avant tout une « star de la télé-réalité » apparue pour la première fois dans Qui veut épouser mon fils, puis dans Friends trips et La villa des cœurs brisés.

Sa popularité s’est accélérée avec sa participation à la saison 2 des Marseillais vs le reste du monde. Mais elle a arrêté la télévision pour se consacrer à son travail sur les réseaux sociaux, et donc à la création de sa marque de cosmétiques.

Aujourd’hui, plus connue pour son bad buzz… Va-t-elle réussir à redorer son image après ces incriminations ?

Légitimité et transparence

Dans cette histoire ambigüe, qui croire ? Légitimité d’une influenceuse ou légitimité d’une association reconnue par tous ? Spontanément, l’opinion publique est plus prédisposée à remettre en question la parole d’une instagrameuse, plutôt qu’une association fondée pour ses valeurs et ses engagements… Au-delà de cette histoire, il est important de vérifier à deux fois les informations présentes sur internet.

 

Léa Marchebout

Crédits photo : Maddy Burciaga 

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Léa Marchebout

Etudiante en Info-com. Food, com', marketing et culture, j'écris sur ce qui me passionne !