Pop’Letter #13 – Don du sang, tensions au Kazakhstan et éducation, le récapitulatif de la semaine du Poulpe !

Pop’Letter #13 – Don du sang, tensions au Kazakhstan et éducation, le récapitulatif de la semaine du Poulpe !

Bonjour à tous !

Plus qu’une semaine avant la fin du premier mois de 2022. Cette semaine, nous sommes partis au Kazakhstan, en Australie puis en Grèce, avant de revenir en France pour parler d’éducation et de politique. Continuons sur cette lancée en parlant d’une nouvelle annonce du ministère de la Santé. Je vous rassure tout de suite, nous ne parlerons pas de Covid…

Les homosexuels enfin donneurs à sang pour sang

La troisième semaine de janvier est terminée. Enfin, vous diront certains. Lundi dernier avait lieu le Blue Monday, considéré comme le jour le plus déprimant de l’année. Selon le professeur Cliff Arnall*, rien ne va plus entre la météo déprimante, notre compte en banque qui s’est vidé à cause des soldes, l’enthousiasme des fêtes de fin d’année qui a définitivement disparu…

Et les bonnes résolutions du nouvel an que, soyons honnêtes, nous avons déjà abandonné lâchement. Par manque de temps, de courage, de possibilités ? Il faudrait peut-être en choisir d’autres, dans ce cas, et l’actualité française nous fait peut-être un clin d’œil.

 

Mardi 11 janvier, le ministère de la Santé annonçait la suppression de la période d’abstinence avant un don du sang pour les hommes homosexuels. Un accès total au don attendu depuis longtemps : à cause de l’épidémie de VIH de 1983, les hommes gays n’étaient plus éligibles au don du sang jusqu’en 2016. Mais les donneurs devaient avoir respecté une abstinence d’une année entière… Un délai qui a été réduit à 4 mois en 2019, et qui sera totalement supprimé le 16 mars 2022. Cette décision marque surtout une égalité entre les donneurs. Car rappelons que pour les personnes hétérosexuelles et les femmes homosexuelles, une abstinence de 4 mois n’est demandée que suite à des relations récentes avec plusieurs partenaires…

Une annonce qui soulage l’Établissement français du sang (EFS), chargé d’assurer les collectes et de gérer le stockage des poches de sang. Depuis la crise sanitaire, les donneurs sont moins nombreux et les réserves faibles. En supprimant cette période d’abstinence, toute une partie de la population ne fera plus face à des restrictions, ce qui pouvait l’empêcher de donner.

Toute personne entre 18 et 70 ans pourra donc devenir donneur, peu importe son orientation sexuelle. Si, bien évidemment, vous respectez les autres critères : peser plus de 50 kg, ne pas avoir reçu de transfusion sanguine, ne pas avoir fait de piercing, de tatouage ou subi une opération durant les 4 derniers mois…

L’EFS va également se charger d’organiser des collectes de plaquettes dans certaines maisons de don. Les plaquettes peuvent être prélevées par aphérèse, une méthode moins épuisante et par conséquent conseillée pour les personnes qui supportent mal le don classique. « Avec cette méthode, nous prélevons spécifiquement les plaquettes et restituons les autres composants sanguins (globules rouges, plasma) au donneur. Cette technique permet d’obtenir 6 fois plus de plaquettes que lors d’un don de sang » explique l’Établissement français du sang.

Ces dons vont être utilisés pour soigner les patients souffrant d’un dysfonctionnement de la moelle osseuse, qui produit les plaquettes, comme les personnes ayant une leucémie, un lymphome ou subissant une chimiothérapie. Indispensables à la cicatrisation, les plaquettes prélevées vont également être utilisées en cas d’hémorragie.

Un don différent, moins connu, mais indispensable pour l’EFS : « Dans une poche de sang, il n’y a pas assez de plaquettes pour transfuser un malade. Il faut donc regrouper les plaquettes issues de 6 dons de donneurs possédant le même groupe sanguin pour fabriquer une poche de plaquettes transfusable. »

Alors pour chasser la morosité ambiante et prendre une résolution pour 2022 que vous tiendrez, prenez rendez-vous pour don sans attendre et donnez une heure de votre temps (et quelques centaines de millilitres) pour sauver trois vies.

* Le professeur Arnall a avoué en 2010, cinq ans après avoir théorisé le Blue Monday, qu’il avait été engagé pour une campagne publicitaire de Sky Travel, une agence de voyage.

Dans la semaine…

Lundi

Parties d’une augmentation du prix du carburant, les émeutes au Kazakhstan ont causé des centaines d’arrestations, de blessés et de morts. Jusqu’à entraîner la démission du gouvernement et l’intervention de la Russie. Pop-Up fait le point sur la situation.

Mardi

Épilogue pour l’affaire Djokovic en Australie : non-vacciné, le tennisman ne participera pas à l’Open d’Australie 2022, ce qui met en péril sa carrière. Retour sur l’affaire qui a dépassé le monde du tennis juste ici.

Mercredi

Conquête romaine, route commerciale, incendie gigantesque : cette cité grecque a vécu bien des choses depuis sa fondation. Le poulpe vous fait voyager à Thessalonique, une ville qui a traversé plus de 2 000 ans d’Histoire.

Jeudi

Face à un manque d’écoute de la part du gouvernement et des protocoles sanitaires épuisants, 75 % des enseignants du primaire et du secondaire étaient dans la rue jeudi 13 janvier. Retour sur cette grève historique.

Vendredi

La semaine dernière, Emmanuel Macron laissait entendre que le système des universités quasi-gratuites ne fonctionnait plus. Se dirige-t-on vers des études supérieures payantes ? Le poulpe répond à vos questions par ici.

Samedi

Entre aides à la jeunesse, justice sociale et écologie, Christiane Taubira, officiellement candidate aux présidentielles, a dévoilé les axes principaux de son programme, avec lequel elle fera campagne si elle remporte la Primaire Populaire. Retrouvez notre article juste ici.

Dimanche

Entre allongement de l’IVG recalé, polémique à Ibiza et bébé chilien au prénom très français, le DicoPop de la semaine vous attend sur notre site.

Un coup de nos 3 cœurs

Direction le 7e art pour le coup de nos trois cœurs de la semaine : le poulpe vous fait découvrir une série créée par Christian White et Tony Ayres.

Minisérie de huit épisodes, Clickbait a été produite par le géant Netflix et est disponible sur la plateforme depuis août 2020. Une recette qui marche depuis plusieurs années pour le site de streaming, et cette série le confirme.

Un scénario de thriller classique, mais qui sait se démarquer par quelques particularités. Nick Brewer, un père de famille adoré de tous, disparaît brutalement. Sur un site de partage de vidéo, il apparaît tenant plusieurs pancartes où il est écrit « Je maltraite les femmes », « J’ai tué une femme », « À 5 millions de vues, je mourrai ». Sa sœur, Pia, est confrontées à deux courses contre la montre : retrouver Nick et prouver son innocence.

Chaque épisode se centre sur un personnage de la série. La sœur, l’inspecteur, l’épouse, la maîtresse, le journaliste, le fils… Le gros point fort de Clickbait : contrairement aux séries habituelles, les personnages ne sont pas tous des hommes blancs au même visage. Les âges, les origines, les couleurs de peau, les religions et les sexualités se succèdent sans se ressembler, à travers des personnages qui se révèlent au spectateur au fil des épisodes.

Suicide, dépression, mythomanie, réseaux sociaux… La série évoque également des sujets forts, sans tomber dans l’absurde, ou met en scène des inégalités sans leur faire prendre le dessus sur l’intrigue principale. Comme le fils de Nick, afro-américain, qui se voit sermonner par sa mère, car il s’est rendu seul au commissariat, soulignant ainsi discrètement les inégalités face aux violences policières.

Cette série se conclut en beauté par un final totalement imprévisible. Je défie les nouveaux spectateurs de deviner avant le dernier épisode qui est derrière toute l’affaire : si tous les personnages ont des raisons d’être suspect, Clickbait se termine sur un·e coupable que personne n’aurait soupçonné

Bonne semaine avec Pop-Up ! 🐙

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Marine Certain

Étudiante en Information Communication, curieuse de tout, avec une volonté de faire du journalisme mon métier.