Festival Rock en Seine: un Paris musical

Festival Rock en Seine: un Paris musical

En plein hiver, le festival de musique Rock en Seine prépare son été. Le mardi 24 janvier, le site officiel dévoile au public le nom des premiers artistes invités pour l’édition 2023. Alors que le futur de l’événement enthousiasme, revenons dans le passé pour trouver la clé de son succès.

 

De Seine en scènes

Chaque année, le Domaine national de Saint-Cloud situé dans les Hauts-de-Seine accueille de nombreux concerts. Classé comme monument historique, le lieu possède à l’origine une toute autre fonction. En 1577, le domaine appartient à Catherine de Médicis. Depuis, le parc et le château voient défiler des figures telles que Louis-Philippe d’Orléans qui s’installe en 1658. S’ensuit la venue de Marie-Antoinette, de Bonaparte et de Napoléon III. Ce dernier occupe la demeure jusqu’à ce qu’elle tombe en ruines sous la déflagration d’un obus français lors de la guerre de 1870. Les restes de l’œuvre architecturale sont détruits en 1892 pour noyer les stigmates d’une défaite amer et d’un système archaïque. Maintenant, place à la musique, grâce à l’ambitieux Rock en Seine qui fait ses premiers pas en 2003. L’homme derrière le projet est François Missonnier, un féru de rock qui organise l’événement encore aujourd’hui. Tout se déroule sur une durée de quatre jours, sur plusieurs scènes. Chaque festivalier pénètre sur le site avec excitation. Ils foulent le sol sablonneux du parc, hument un air frais et déambulent entre stands, statues et végétation. Converses et Dr Martens sont au rendez-vous ! Pour installer une atmosphère aussi chaleureuse, il a fallu évoluer autant dans l’organisation que dans le choix de programmation.

 

Rock et compagnie

Comme le titre du festival le laisse entendre, le genre musical mis en avant n’est autre que le rock. Qu’il soit hard, acid, pop, blues ou encore punk, il reste au cœur même de l’idée initiale. C’est pourquoi parmi les têtes d’affiches, se trouvent des groupes comme Queens Of The Stone Age, Rage Against the Machine, System of a Down et Arctic Monkeys. Leur présence fait gagner en notoriété et permet de propulser le nombre d’entrées vers des records ! Il passe de 46 000 personnes en 2005 à 150 000 personnes en août 2022. Au fur et à mesure, les line-up s’allongent, la durée également. La structure met en place un camping, des activités diverses, et une communication qui vient atteindre les smartphones des visiteurs. D’autres genres sont eux aussi de la partie. L’empreinte un peu indé, expérimentale et alternative prospère avec Radiohead, Pixies, Tame Impala et Björk. Tandis que d’autres styles émergent et cherchent à toucher un public plus large, quitte à affoler certains puristes. C’est le cas du rap qui s’immisce dans les programmations. Qu’il vienne des États-Unis (Kid Cudi, Kendrick Lamar) ou de France (Lala&ce, Josman, Lomepal), il fait réfléchir sur les limites de l’objectif de François Missonnier. Idem pour la pop qui se réserve une place pour le plus grand bonheur ou malheur des festivaliers.

 

Rentrée remarquée

Malgré quelques escarmouches, le festival tient toujours debout. Il fête ses vingt ans d’existence en recevant une artiste mondialement connue du nom de Billie Eilish. À peine plus âgée que l’événement auquel elle participe, sa venue cause une vague d’exaltation. Certains types de billets sont déjà en rupture de stock ! Elle ne viendra qu’une seule fois en France cette année, et ce sera à Saint Cloud le mercredi 23 août. D’autres noms suscitent une certaine attention, comme Placebo, Florence + The Machine, Yeah Yeah Yeahs, Wet Leg et The Strokes. Ici aussi, les fans seront témoins d’un pot-pourri de genres musicaux. Le pop rock dynamique de Foals contraste avec la douce mélancolie du chanteur belge Tamino. Que vous soyez de la team instruments électroniques, guitare acoustique ou guitare électrique, vous serez servis !

 

 

©Ines Mbemba Kabuiku

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Inès Mbemba Kabuiku

Étudiante en Information communication / Anglais sensible aux arts, aux langues et à la géopolitique. Séduite par le journalisme, j’écris pour que chaque jour le monde nous révèle un peu plus ses secrets…