Les résultats des para athlètes tricolores lors des Jeux Paralympiques 2026 de Milan-Cortina

Les résultats des para athlètes tricolores lors des Jeux Paralympiques 2026 de Milan-Cortina

Du 06 au 15 mars 2026, l’Italie a accueilli les Jeux Paralympiques d’hiver sur les sites de Milan, Cortina d’Ampezzo et Val di Fiemme. Les Français.es sont reparti.es avec douze médailles mais la délégation est mitigée face à ses résultats.

L’édition 2026 des Jeux Paralympiques était la quatorzième paralympiade depuis la création de jeux pour personnes atteintes de déficiences physiques par Sir Ludwig Guttmann (un neurologue allemand) en 1948. La cérémonie d’ouverture de ces Jeux d’hiver s’est tenue à l’Arena de Vérone le vendredi 06 mars 2026. Plus de 600 para athlètes internationaux étaient rassemblés en Italie pour disputer soixante-dix neuf épreuves réparties entre six disciplines.

La France termine sixième au classement général des médailles avec un total de douze médailles remportées. La première nation du classement est la Chine avec 44 médailles. Les tricolores ont réalisé un 4×3 parfait en remportant quatre médailles d’or, quatre d’argent et quatre de bronze.

Les 17 para athlètes tricolores, dont 4 guides, sont tous licenciés à la FFH, la Fédération Française Handisport. La délégation était composée de quatre champions olympiques: Arthur Bauchet (para ski alpin), Benjamin Daviet (para ski nordique), Cécile Hernandez et Maxime Montaggioni (para snowboard). Deux athlètes médaillés: Hyacinthe Deleplace guidé par Perrine Clair (para ski alpin) et Anthony Chalençon guidé par Florian Michelon (para ski nordique). Six athlètes alpins présents à Pékin en 2022: Jules Segers, Jordan Broisin, Oscar Burnham, Victor Pierrel et Lou Braz-Dagand; rejoints par deux athlètes prometteurs: Aurélie Richard et Karl Tabouret. Cécile Hernandez, la doyenne de la délégation (52 ans) et Jordan Broisin étaient les portes drapeaux.

Les Français.es présent.es dans quatre disciplines

Au total, six disciplines sont présentes aux Jeux Paralympiques d’hiver. L’équipe de France avait des athlètes dans quatre disciplines, n’ayant pas d’équipe tricolore en en curling fauteuil ni en para hockey sur glace. Les disciplines dans lesquelles les tricolores se sont battus sont le parasnowboard, le para ski alpin, le para ski de fond et le para biathlon.

Les différentes disciplines sont divisées en plusieurs épreuves. Le para snowboard regroupe deux épreuves: le snowboard cross (course à obstacles) et le banked (slalom individuel chronométré avec des portes). Le para ski alpin se décline en quatre épreuves: la descente, le Super-G (mélange de descente et de slalom géant), le slalom et le super combiné (technique et vitesse sont nécessaires puisque le super combiné est le résultat d’une manche de descente ou de Super-G et d’une manche de slalom; se court en deux manches). Trois épreuves sont au programme du para biathlon: le sprint poursuite, le sprint 7,5 km et l’individuel 12,5 km. Les circuits sont constitués de boucles de 2 km ou 2,5 km. Trois épreuves composent le para ski de fond: 10 km, 20km et sprint de 1,5 km.

Les catégories de handicap varient en fonction des disciplines, il en existe trois en para ski alpin et en para ski nordique (para biathlon et para ski de fond). Les athlètes “debout” présentant un handicap d’un ou de plusieurs membres sont classés par coefficient entre LW1 et LW9. Les athlètes “assis” atteints d’un handicap des membres inférieurs sont classés LW10 à LW12. Les sportifs déficients visuels, non-voyants ou malvoyants concourent avec un guide et sont répartis en classes AS1 à AS4 en ski alpin et NS1 et NS3 en ski nordique. Les chronomètres sont factorisés lors de ces épreuves: chaque athlète se voit attribuer un pourcentage en fonction de son handicap. Son temps d’arrivée est ensuite ajusté par un coefficient propre à sa catégorie. Par exemple, Arthur Bauchet est dans la catégorie LW3; en descente, le coefficient associé à cette classe est de 0,9580 donc son temps de descente est multiplié par ce chiffre pour obtenir le résultat final.

Trois catégories existent en para snowboard. Le SB-LL1 correspond à un handicap d’un ou des deux membres inférieurs, le SB-LL2 est un handicap du même genre mais considéré comme affectant moins la performance et le SB-UL concerne un handicap de l’un ou des deux membres supérieurs.

Les médaillé.es français.es

Aurélie Richard: la cadette de la délégation (20 ans) a remporté quatre médailles pour sa première participation à une paralympiade: 🥈descente debout-LW1 à LW9, 🥈ski alpin Super-G debout-LW1 à LW9, 🥈combiné alpin debout-LW1 à LW9,🥉slalom géant debout-LW1 à LW9.                                                            Arthur Bauchet: 3 médailles: 🥈descente debout-LW1 à LW9, 🥇combiné alpin debout-LW1 à LW9, 🥇slalom géant debout-LW1 à LW9
Cécile Hernandez: 🥇snowboard cross- SB-LL2
Jules Segers: 🥉ski alpin Super-G debout-LW1 à LW9
Benjamin Daviet: 🥉ski de fond sprint
Karl Tabouret: 🥇ski de fond 10 km-LW2 à LW9
Anthony Chalençon: 🥉ski de fond 20km-B1,B2,B3

Une édition “frustrante”

Bien que les para athlètes français se soient démarqués lors des Jeux 2026, les réactions post Jeux sont mitigées. Le comité paralympique avait pour ambition de terminer les Jeux dans le top 4 et de remporter dix-huit médailles. Le record tricolore est de trente et une médailles obtenues lors des Jeux 1994 à Lillehammer, en Norvège. Marie-Amélie Le Fur, la présidente du comité a confié que le résultat était “frustrant”. Yann Cucherat, chargé de la haute performance à l’Agence nationale du sport a confié qu’il “y a de la fierté mais aussi de la lucidité puisque les résultats sont en dessous des attentes. Plus que de la déception, c’est de la frustration parce qu’il y avait le potentiel pour ces athlètes d’aller chercher plus de médailles”.

Les prochains Jeux d’Hiver se tiendront dans les Alpes Françaises en 2030, on peut s’attendre à ce que les para athlètes tricolores arrivent plus que motivé.es que jamais à aller chercher des médailles et des titres olympiques.

 

© La Tribune

GALOPIN–CAHU Emma

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