Haine raciale : Donald Trump pointé du doigt pour ses propos discriminatoires
Le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD) estime que Donald Trump contribue largement à des atteintes aux droits humains. Dans un contexte de durcissement de la politique migratoire, le comité s’est penché sur le respect des droits des immigrés.
Selon le CERD, certains responsables politiques utilisent un langage déshumanisant : « criminels »; « fardeau » sont des termes employés de manière brutale et irresponsable. Le comité considère que ces propos encourage la discrimination raciale et favoriser les crimes haineux.
Le CERD appelle également Washington à condamner publiquement la discrimination raciale ainsi que ces discours de haine. Il se dit par ailleurs gravement préoccupé par le recours systématique au profilage racial de la part des agents de l’immigration et des douanes (ICE) et d’autres agents mobilisés dans le cadre de la politique menée par Donald Trump.
Selon le comité, le ciblage de personnes d’origine hispanique, latino, africaine ou asiatique, ainsi que les contrôles d’identité arbitraires, auraient conduit à l’arrestation massive présumée de réfugiés, de demandeurs d’asile, de migrants ou de personnes perçues comme telles. Au total, 675 000 personnes seraient concernées.
Sénégal : durcissement de la répression contre l’homosexualité
Ce mercredi 11 mars marque un recul dans la lutte pour les droits LGBTQIA+ au Sénégal. Les députés ont adopté une loi durcissant la répression de l’homosexualité, prévoyant désormais une peine pouvant aller jusqu’à dix ans de prison pour les relations entre personnes de même sexe, soit cinq ans de plus qu’auparavant. Le texte a été adopté par 135 voix pour, aucune contre et trois abstentions, et doit encore être promulgué par le président Bassirou Diomaye Faye.
La nouvelle législation renforce également les sanctions financières, avec des amendes désormais comprises entre 2 et 10 millions de francs CFA. La peine maximale pourra être appliquée lorsque les faits impliquent un mineur. Le texte prévoit toutefois de sanctionner les dénonciations abusives faites de mauvaise foi visant des personnes supposées homosexuelles.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions autour de la question de l’homosexualité dans ce pays majoritairement musulman. Le débat s’est intensifié après l’arrestation, début février, de douze hommes accusés d’« actes contre nature ». Depuis, plusieurs organisations de défense des droits humains dénoncent une série d’arrestations visant des personnes soupçonnées d’être homosexuelles.
Patrick Sébastien visé par une enquête pour exhibition sexuelle
L’animateur et chanteur Patrick Sébastien doit être entendu fin avril dans le cadre d’une enquête pour exhibition sexuelle. Celle-ci fait suite à une scène survenue lors d’un concert donné l’été dernier dans un camping naturiste du Cap d’Agde. L’information a été confirmée mercredi 11 mars par le parquet de Béziers à l’Agence France-Presse (AFP), après des révélations de l’émission « Complément d’enquête ».
Lors du spectacle, une spectatrice invitée sur scène s’agenouille derrière l’artiste dans une posture suggérant une fellation, alors qu’il tourne le dos au public. Des images de la séquence, révélées initialement par Mediapart, ont largement circulé sur les réseaux sociaux.
L’avocat de Patrick Sébastien affirme qu’il s’agissait d’une simple mise en scène mimée et souligne que le concert se déroulait dans un lieu réputé pour son ambiance libertine. Cependant, selon des éléments évoqués par « Complément d’enquête », l’événement avait été présenté comme familial et des mineurs se trouvaient parmi les spectateurs au début de la soirée.
La participation de l’Iran au Mondial 2026 remise en question
La participation de l’Iran à la Coupe du monde masculine de football 2026 est incertaine. Mercredi 11 mars, le ministre iranien des sports, Ahmad Donyamali, a déclaré à la télévision d’État que « les conditions nécessaires » à la présence de l’équipe nationale au tournoi « n’existent pas ».
Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions, alors que l’Iran est visé depuis le 28 février par des bombardements israélo-américains. Le ministre a dénoncé ces attaques et affirmé que la situation actuelle rendait difficile une participation de la sélection iranienne.
De son côté, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a indiqué s’être entretenu avec le président américain Donald Trump, qui a assuré que l’équipe iranienne serait « la bienvenue » aux États-Unis pour la compétition. Pour l’instant, la FIFA n’a pas réagi aux déclarations du ministre iranien.
L’Iran, qualifié pour sa quatrième Coupe du monde consécutive, doit disputer tous ses matchs de groupe aux États-Unis face à la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande.
Lola Leveque