Le 31 janvier à 12h05, une « mini-tornade » a traversé la commune de Mios, en Gironde. Si les dégâts matériels sont bien réels, aucun blessé n’est à déplorer. Un soulagement pour les habitants, rapidement unis par un élan de solidarité.
Abris de jardin arrachés, grillages couchés, balustrades de piscine endommagées, toitures abîmées… Une habitante, dont la maison a été fortement secouée par les rafales, témoigne : « L’avantage, c’est qu’il n’y a pas eu de blessés (…) Ça reste du matériel, ça prendra du temps, mais c’est mieux que le reste. » Surpris par la soudaineté, les habitants n’ont pas eu le temps d’anticiper. Et pour cause, Philippe Caron, prévisionniste de Météo France déclare « On suspecte que ce soit un phénomène tourbillonnaire de type mini-tornade, impossible à prévoir. ». La rapidité exceptionnelle de cette tempête laisse cois les sinistrés. À 12 h 05, les rafales touchent Mios ; à 12 h 20, elles atteignent Salles, où des arbres se couchent sur l’A63, poussés par le vent. L’heure est désormais à la reconstruction, rendue possible grâce à l’intervention des sapeurs-pompiers et… à l’aide précieuse des riverains. Le maire de la commune, Cédric Pain, se félicite de cette mobilisation. En effet, le téléphone de la mairie ne cesse de sonner, submergée d’appels d’habitants proposant leur aide aux sinistrés. Au total, 150 pompiers ont été mobilisés le jour même pour poser des bâches et sécuriser les zones à risque. Sur les 300 interventions recensées, une cinquantaine ont été prises en charge par les sapeurs-pompiers. Les autres situations ont été gérées par les services municipaux et les particuliers. Aujourd’hui, 3 familles nécessitent un relogement. Pour Franck Gérard, miossais touché par la tempête, la priorité est à l’administratif ce matin. Son assurance a déjà été contactée ; un expert est missionné dès ce jeudi 5. De son côté, Jean-Pierre Fernandes, autre habitant, profite de la météo clémente pour commencer à refaire la charpente et sécuriser au maximum son foyer.
Des arnaques fleurissantes
Les autorités appellent à la prudence face aux propositions d’artisans. Certains profiteraient de la situation pour gonfler leurs prix, voire escroquer les victimes. « Il ne faut pas se laisser influencer par l’urgence de la situation, même si c’est compréhensible », prévient Cédric Pain. De son côté, Jean-Louis Amat invite la population à « demander des devis » et à « ne pas se laisser impressionner ». La société SMH Pessac est une habituée : avant toute prise de contact avec les habitants, elle se présente en mairie et au commissariat. Sur les portails, en ce début de semaine, on peut lire : « Démarchage interdit, la gendarmerie a été informée ! », soulignant le ras-le-bol des Miossais.
Emily Simon
Étudiante en information et communication j’espère depuis petite devenir journaliste (en vrai je voulais surtout être une star). Mon domaine de prédilection est la culture, particulièrement la musique, mais j’aime m’intéresser à tout ce qui m’entoure. En espérant que mes créations vous plaise !