Plus de publications de raphaelglucksmann
Ensemble, nous rendrons hommage à Samuel Paty et cultiverons sa mémoire.
Ensemble, nous couvrirons de honte son bourreau et le fanatisme qui l’anime.
Ensemble, nous combattrons contre ces idéologies de haine qui nous divisent. Nous opposent. Nous tuent.

Nous avons tous un rôle à jouer, chacun séparément et tous ensemble.
Chacun a du pouvoir, comme nous le voyons dans nos campagnes pour les Ouïghours ou contre les marques.
Chacun a du pouvoir. Et là, chacun a une responsabilité. Immense.

Nous connaissons toutes et tous quelqu’un qui a déjà prôné une forme de violence, qui a attaqué les noirs, les gays, les Juifs, les musulmans, les athées ou les soi-disant « traîtres », qui a diffusé l’intolérance: désormais nous ne laisserons rien passer. Rien. Car tout commence ainsi. Par les mots.

Lorsque les fondements de la société tremblent et les murs de la maison commune menacent de s’effondrer, chacun a une mission à accomplir, une pierre à apporter, une bougie à allumer. Pour que l’obscurantisme - qu’il se réclame de La religion ou de la race - n’éteigne pas les Lumières qui nous permettent de voir et de vivre.

Nous avons une société à refonder, ensemble. Une société dans laquelle personne ne risquera sa vie pour un dessin, une opinion, une conviction. Une société dans laquelle on ne tournera plus le dos à celui qui demande de l’aide, comme Samuel Paty le fit avant d’être tué. Sans avoir été écouté.

Nous avons tant à faire ensemble pour que cette horreur n’arrive plus. Mais nous avons d’abord un homme à pleurer. Un être à célébrer. Un deuil à respecter. Ensemble.

Puis un long combat à mener. Pour ces libertés sans lesquelles la République n’est qu’un cimetière. 
Pour la justice et la dignité humaine.

Un long combat à mener ensemble. Ensemble.
Décapité pour avoir montré une caricature. En France. En 2020. Dressons-nous toutes et tous contre l’obscurantisme et le fanatisme. 

Inclinons-nous, ensemble, devant la victime qui, en enseignant, nous redonnait chaque jour vie comme peuple.
Vous ne m’impressionnez pas, Ambassade de Chine en France. Vraiment pas.

Et vous ne pouvez donner d’ordre, ici, chez nous, à un représentant du peuple. 

J’ai été élu pour mener ces combats pour les droits humains. Et je les mènerai jusqu’au bout. Quoiqu’il arrive.
Alors changez de ton. 

Et surtout: fermez les camps. Fermez les camps.

Fermez les camps, libérez les Ouïghours, arrêtez vos crimes contre l’humanité et je vous garantis que personne ne viendra plus « semer le trouble ». 

En attendant, le mouvement d’indignation et de solidarité ne fera que croître. Et vous n’arriverez pas à nous faire taire.

Ce qui manque à nos dirigeants, c’est d’abord le courage. Le courage de défendre les êtres humains que vous parquez dans des camps de concentration.

Nous sommes des millions à l’avoir, par contre, ce courage. Et vous allez vous en rendre compte de plus en plus.

#FranceforUyghurs
Marseille, capitale des droits humains. 

Clermont-Ferrand, capitale des droits humains. 

Le Creusot, capitale des droits humains. 

Amilly, capitale des droits humains. 

Maxéville, capitale des droits humains. 

Courteuil, capitale des droits humains. 

Cournon-d’Auvergne, capitale des droits humains. 

#FranceforUyghurs

Votre maire ne vous a pas encore répondu? 

 1. Tagguez votre ville ou votre maire en commentaire de ce post. 

 2. Interpellez votre maire par mail ou par écrit pour lui faire signer la Charte de solidarité avec les Ouïghours. 

Chacun à son échelle a du pouvoir. Chacun à son échelle peut agir. 
Accentuons la pression. Seule notre mobilisation fera bouger les choses.

Le combat continue! #FranceforUyghurs
Après avoir survécu à l’enfer des camps, Gulbahar Jalilova vient d’arriver en France avec son fils pour demander l’asile. Nous sommes allés la voir en centre de rétention à Roissy. Nous en sortons tout juste. Voici son témoignage. 

« Je suis citoyenne Kazakh d’origine ouighoure et au printemps 2017,  j’ai été parquée dans un camp de concentration par les autorités chinoises. Ils m’ont rasé la tête et m’ont mis dans une cellule de 20m2 dans laquelle s’entassaient une trentaine de femmes avec les pieds enchaînés.

Je pensais souvent à mes 3 enfants alors que, semaine après semaine, les conditions dans le camp devenaient épouvantables : fouilles dans les parties intimes, tortures, injections de substances inconnues, lavages de cerveaux, etc. 

Suite aux pressions des autorités kazakhs et au bout d’un an et demi en camps, j’ai été libérée. Je suis partie en Turquie. Mais les autorités chinoises ont continué à me pourchasser et à me harceler là-bas. Pourquoi? Parce que je continuais à témoigner.

Je témoigne et n’arrêterai jamais de témoigner parce que mes 70 co-détenues m’ont chargé de faire connaître leurs souffrances. Parce que chaque témoignage est une revanche contre les crimes du régime chinois. Parce que le silence est l’allié des criminels et la parole notre seul salut. Le monde doit savoir.

J’ai choisi la France pour me réfugier et mener mon combat car c’est le pays des droits de l’homme et de la démocratie. Ici, je sais que j’aurai des gens qui vont nous aider, comprendre nos rêves et défendre nos droits.

Il serait inconcevable que la France n’accorde pas l’asile à Gulbahar et son fils de 14 ans. Notre pays doit les accueillir et les protéger. 

J’ai tenu à aller au centre de rétention de Roissy pour faire passer ce message en votre nom à toutes et tous: Gulbahar est plus que la bienvenue en France.

Être la patrie des sans patries et la voix des sans voix: voilà l’honneur et la fierté de notre nation.

Vous aussi, dites à Gulbahar et son fils qu’ils sont ici chez eux et qu’ils sont bienvenus dans notre pays. 

Le combat continue! #FranceforUyghurs