Timeline – Le Brexit ? On veut comprendre !

Depuis juin 2016, le Royaume-Uni est sur le devant de la scène politique. En effet, les Britanniques ont dû voter pour le référendum du Brexit et 51.9% des citoyens ont décidé : le Royaume-Uni sortira de l’Union Européenne. Néanmoins, depuis plus de trois ans, de nombreux événements n’ont cessé de chambouler la mise en place de la sortie du Royaume-Uni. Alors, pour essayer de bien comprendre le Brexit, voici une petite piqûre de rappel sur son interminable parcours.

POUR RAPPEL : Le Brexit c’est quoi ?

Le Brexit est une contraction de « British Exit ». Il concerne la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne par référendum initié par le Premier Ministre en place en juin 2016, David Cameron. La campagne du référendum est axée autour de trois grands thèmes, très actuels : une augmentation du contrôle de l’immigration ; la souveraineté du pays, considérée comme trop influencée par Bruxelles ; et la diminution voire l’arrêt complet de la contribution financière du Royaume-Uni à l’UE, ce qui devrait permettre de faire des économies budgétaires.

23 juin 2016 : l’Union Européenne perd une de ses grandes puissances

Lors du dépouillement des votes du référendum pour une sortie de Royaume-Uni de l’Union Européenne, 51.9% des citoyens britanniques indiquent leur accord avec la position de David Cameron, Premier Ministre en place à ce moment-là, et votent pour le « Leave ».

13 juillet 2016 : Hello Theresa May

Le 13 juillet 2016, Theresa May devient la Première Ministre du Royaume-Uni. Elle remplace alors David Cameron qui avait démissionné de son poste directement après le résultat du référendum.

  Source : Le Soir

29 mars 2017 : L’article 50 est utilisé

Theresa May met un coup d’accélérateur dans le processus de sortie de l’UE avec l’activation de l’article 50 du traité européen. Le Brexit devient donc officiel : les négociations avec l’UE peuvent être entamées et sont prévues sur deux ans. Le Royaume-Uni va se heurter au Parlement Européen et à l’Allemagne, qui expriment leur désaccord quant au « hard Brexit » mis en place par Theresa May afin de rallier à sa cause les partisans les plus radicaux au sujet de la sortie de l’Union Européenne. En partie à cause de l’Irlande qui verrait son territoire se diviser radicalement entre l’Irlande du Nord, britannique, et la République d’Irlande, membre de l’Union Européenne, si le Royaume-Uni suit politique la plus dure du Brexit.

15 décembre 2017 : L’heure des négociations

La première phase de négociations prend fin après de longs mois de discussions : le Parlement européen accepte les propositions du Royaume-Uni malgré le problème des frontières irlandaises et la diminution des droits des citoyens européens.

A partir du 19 mars 2018 : Le Royaume-Uni et l’UE tombent d’accords

Le Royaume-Uni entame une période de « soft Brexit » soutenu par le plan de « Chequers » (rejeté en septembre 2018), afin de débloquer la situation, après presque un an de discussions et de négociations. Le Royaume-Uni et l’UE trouvent enfin un accord et prennent de vraies décisions, notamment par rapport à la période de transition après le Brexit ou bien concernant le statut des européens sur le territoire britannique avant et après la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Néanmoins, ce virage entraîne la démission de Boris Johnson, le secrétaire d’État aux affaires étrangères, et de David Davis, le secrétaire d’État en charge du Brexit, qui considèrent le « soft Brexit » comme un non-respect du résultat du référendum.

11 décembre 2018 : Theresa May face à un échec

Alors que Bruxelles et Londres parviennent à trouver plusieurs accords et que l’accord de sortie doit être signé par le Parlement Britannique, Theresa May décide d’annuler le vote définitif du Parlement Britannique, et pour cause ! Elle craint un énorme échec du Brexit au vu du nombre de démissions de plusieurs de ses ministres. Elle pense ainsi pouvoir gagner du temps pour convaincre le Parlement et obtenir son vote à coups surs, en vain, puisque tous les textes qu’elle a rédigés sont rejetés par 432 voies contre seulement 202 parlementaires pour.

29 mars 2019 : Toujours pas de divorce pour le Royaume-Uni et l’Europe

Le 29 mars 2019 marque le commencement de la chute de Theresa May. En effet, à cette date, le Royaume-Uni devait normalement sortir de l’UE définitivement. Cependant, ne parvenant pas à trouver assez d’allier au sein du gouvernement et du Parlement britannique et après trois rejets de son accord, Theresa May est dans l’obligation de repousser la date de sortie du Royaume-Uni.

11 avril 2019 : la décision du report

Après l’échec du 29 mars, le Brexit est reporté à 7 mois plus tard, le 31 octobre 2019. Cette date est choisie au lieu d’une date plus rapprochée du 29 mars, voulue par Theresa May et Emmanuel Macron, et une date plus tardive, réclamée par presque tous les autres pays de l’UE.

24 mai 2019 : Theresa May rend les armes

Le 24 mai 2019, Theresa May annonce publiquement sa démission due à la pression des citoyens, du gouvernement et du Parlement britanniques et de l’Union Européenne ainsi qu’à un énième échec de son Parti, aux élections européennes cette fois. En effet, les citoyens européens ont dû voter pour élire leurs représentants à Bruxelles et du côté du Royaume-Uni, c’est le Parti du Brexit qui s’impose devant tous les autres partis dont celui de Mme May (conservateur). Elle déclare alors, émue, devant le 10 Downing Street, qu’elle quittera son poste de Première Ministre ainsi que la tête de son parti le 7 juin en expliquant qu’elle « a fait de son mieux ».

Source : BMFTV

24 juillet 2019 : Le come-back de Boris Johnson

Un peu plus d’un mois après la démission de Theresa May, suite à sa démission du poste de secrétaire d’État aux affaires étrangères et au lendemain de son élection à la tête du Parti conservateur, Boris Johnson revient sur le devant de la scène. Il est nommé le 24 juillet 2019 Premier Ministre par la reine.

31 octobre 2019 : Le Royaume-Uni sera enfin « libre » de l’UE

Ce 31 octobre, sur les promesses de Boris Johnson, nouveau Premier Ministre, le Royaume-Uni devrait enfin sortir définitivement de l’Union Européenne… après plus de trois ans de négociations et de complications. Sous réserve d’un dernier rebondissement qui mettrait encore une fois en péril le Brexit. Rebondissement qui arrive vendredi 4 octobre, au dernier moment, puisque n’ayant pas encore trouvé d’accord avec le Parlement Européen, celui-ci impose à Boris Johnson de repousser (encore une fois !) la date du Brexit. En effet, suite à une loi dite anti-no-deal et aux dires des médias britanniques et internationaux, « le Premier ministre accepte de demander un nouveau délai » à Bruxelles en cas de désaccord. Coup de massue pour le Prime Minister qui devra surement briser sa promesse en respectant la loi, et c’est en cette fin de semaine que nous saurons si la rupture aura lieu le 31 octobre, comme prévu, ou pas. La suite au prochain épisode…

 

 

Camille Hurcy

 

Source : Le Parisien

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