Gymnastique : nouveau titre européen pour Mélanie De Jesus Dos Santos

Après une longue période loin des plateaux de compétitions en raison de la pandémie, l’Equipe de France de gymnastique était à Bâle, en Suisse, pour les championnats d’Europe. Mélanie de Jesus Dos Santos a remporté l’or à la poutre, le quatrième titre européen de sa carrière. 

 

Mélanie De Jesus Dos Santos continu d’étoffer son palmarès. À 21 ans, la martiniquaise est parvenu, dimanche, à se hisser sur la plus haute marche du podium des championnats d’Europe à la poutre. Le championnat faisait office de préparation pour la française, qui devait intégrer de nouveaux éléments en compétition à l’approche des Jeux Olympiques. Championne d’Europe au sol et au concours général (cumul des quatre agrès) en 2019, elle était cette fois-ci alignée uniquement aux barres et à la poutre. Si une chute ne lui permet pas d’atteindre la finale sur le premier agrès, la pensionnaire du pôle de Saint-Etienne a bien décroché l’une des 8 places qualificatives pour la finale à la poutre. 

Un objectif lors de cette finale : placer une nouvelle sortie pour la première fois en compétition, avant les JO. Malgré un gros sursaut à la réception de son nouvel élément, cette sortie (double salto arrière avec vrille) lui a permis d’augmenter son niveau de difficulté. Grace à un mouvement très stable, elle a devancé la championne olympique Néerlandaise Sanne Wevers, et l’Ukrainienne Anastasiia Bachynska. Deux ans plus tôt, Mélanie De Jesus Dos Santos avait déjà été médaillée européenne à cet agrès, c’était en Pologne, où elle avait terminé deuxième. Elle est devenu dimanche la première française à être sacrée à la poutre sur un championnat d’Europe, et ne cache plus ses ambitions à quelques mois des JO. C’est donc son quatrième titre européen, après ceux obtenus au sol en 2018 et 2019, et au concours général en 2019. 

Également qualifiée pour la finale poutre, la française Marine Boyer, quatrième des derniers Jeux Olympiques et deux fois médaillée européenne sur cet agrès, a terminé 6e

 

Cinq français finalistes

S’ils devaient être dix à prendre la route pour Bâle, la délégation française a enregistré un forfait de poids avant le départ pour la Suisse. Samir Aït Saïd, touché au biceps, a dû renoncer aux championnats d’Europe pour se préserver en vue des Jeux Olympiques. Troisième des championnats du monde aux anneaux en 2019, et qualifié pour les JO, il représentait une grande chance de médaille pour l’Equipe de France. 

Finalement, sur neufs tricolores engagés, cinq d’entre eux ont passé l’étape qualificative. Carolann Héduit, 9e des qualifications, et Sheyen Petit, 25e mais finalement retenue suite au forfait de sa co-équipière Marine Boyer touchée aux chevilles, ont disputé la finale du concours général. Elles terminent respectivement aux 12e et 15e places, pour leur premier championnat européen chez les séniors. 

Repêchée de dernière minute suite à un forfait au sol, Carolann Héduit a pu prendre part à une deuxième finale. Troisième à passer à l’agrès, elle a dû s’arrêter juste après sa première diagonale, à l’issue de laquelle ses genoux ont subi un gros impact. Sans doute une décision sage de la gymnaste de 17 ans, qui s’est stoppée avant de s’élancer pour sa deuxième difficulté. 

Enfin, chez les hommes, seul Loris Frasca est parvenu à se hisser en finale, au saut. Après un très bon premier passage, il a malheureusement chuté à la réception du deuxième saut, et a terminé huitième. 

 

Un retour attendu sur la scène internationale

Fin 2020, la délégation française ne s’était pas rendue aux championnats d’Europe en Turquie, en raison de la pandémie et des tensions entre la France et le pays hôte. A Bâle la semaine dernière, ce grand rendez-vous continental a donc permis aux gymnastes français de retrouver la compétition, après une année sans échéances internationales. Elle servait, pour certains d’entre eux, de répétition avant les Jeux Olympiques. En effet, l’Equipe de France féminine est assurée d’y participer, puisque les françaises avaient obtenu leur billet pour Tokyo lors des championnats du monde de Stuttgart, fin 2019. Chez les hommes, nous y retrouverons Loris Frasca, Samir Aït Saïd et Cyril Tommasone, qui ont décroché des places individuelles respectivement au concours général, aux anneaux et au cheval d’arçons. 

 

Mathilde Soulon

 

Crédits photo : AFP/Fabrice Coffrini 

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